Un site internet devrait permettre de comprendre rapidement qui parle, ce qu’il propose et comment le contacter. Cela ne signifie pas pour autant qu’il doive reprendre mécaniquement le même menu que tous les autres : Accueil, À propos, Services, Portfolio, Contact.
Sur Nico & Lino, certaines de ces pages existent sous une autre forme, d’autres sont présentes à plusieurs endroits, et quelques-unes ont volontairement quitté le menu principal. Ce n’est pas un oubli. C’est une manière de faire correspondre la navigation à l’identité du site.

Un menu n’est pas le sommaire complet du site
Le menu principal doit aider à choisir une direction. Il n’a pas besoin de contenir tous les liens disponibles. Lorsqu’il accumule les entrées, les sous-menus et les intitulés attendus, il finit parfois par compliquer une navigation qu’il était censé simplifier.
Le bon menu n’est donc pas nécessairement le plus complet. C’est celui qui permet d’identifier les grandes portes d’entrée du site et de rejoindre rapidement le contenu recherché. Les liens secondaires peuvent vivre dans une page, un pied de page, un bouton contextuel ou une section dédiée.
La présentation ne tient pas dans une page « À propos »
Une page À propos traditionnelle concentre souvent un parcours, une méthode et quelques valeurs. Ici, cette présentation traverse tout le site. Nico et Lino apparaissent dans les choix graphiques, les textes, les oppositions de couleurs, les services, le CV, les avis et les réalisations.
Réserver leur présentation à une page isolée aurait créé une étrange contradiction : expliquer la dualité à un endroit, puis revenir à un site plus conventionnel partout ailleurs. L’univers est plus lisible lorsqu’il se découvre progressivement, sans notice explicative posée à côté.
Le doute fait d’ailleurs partie du dispositif. Deux noms, deux caractères, deux sensibilités très proches. Une page trop démonstrative aurait vite transformé cette ambiguïté en mode d’emploi.
Le Portfolio devient une archive de projets
Le mot « Portfolio » est connu et efficace, mais il évoque parfois une galerie figée : une suite d’images à parcourir. La page Projets va plus loin. Elle organise les réalisations par services, permet de filtrer les contenus et relie chaque projet à son contexte.
Ce changement de vocabulaire n’est pas décoratif. Un projet n’est pas seulement un visuel réussi. Il répond à une demande, s’inscrit dans un secteur, associe parfois identité, print, webdesign, illustration ou animation. Le présenter comme un projet permet de raconter davantage que la surface.
Le contact reste disponible au moment où il devient utile
Une page Contact peut être pratique, mais elle ne doit pas devenir l’unique endroit où l’échange est possible. Le formulaire peut apparaître après un service, une catégorie de projets ou un contenu qui vient de préciser le besoin. Le visiteur n’a alors pas à interrompre sa lecture, remonter au menu et chercher où écrire.
Cette présence contextuelle rapproche la prise de contact de la question qui l’a déclenchée. Elle évite également une page presque vide, composée d’un formulaire et de coordonnées déjà accessibles ailleurs.
Une navigation dessinée autour du contenu
Le site ne cherche pas à supprimer les repères. Il choisit lesquels méritent d’être visibles en permanence. Les services, les projets, les articles et les informations structurent la visite. Les autres accès se placent là où ils ont le plus de sens.
- Les réalisations se consultent dans l’archive Projets et dans les catégories de services.
- Le parcours et les compétences se découvrent dans les pages Nico, Lino et Infos.
- Le contact intervient au fil du parcours, sans attendre une page dédiée.
- Les articles développent les méthodes, les choix et les coulisses.
Sortir du menu standard sans perdre le visiteur
Une navigation originale ne doit jamais devenir un jeu de piste. Retirer un intitulé habituel n’a de sens que si la fonction reste évidente et accessible. Les liens, boutons et appels à l’action doivent donc compenser ce choix avec clarté.
C’est là que Nico reprend la main : hiérarchie, cohérence et repères. Lino peut déplacer les meubles, tant que personne ne se cogne dans le noir.
Un menu n’a pas à prouver que toutes les pages existent. Il doit donner envie d’entrer, permettre de circuler et laisser le contenu raconter le reste.





